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Publié : 18 octobre 2015

Plan de Prévention des Risques littoraux (PPRL) en presqu’île guérandaise

Afin de présenter la seconde étape du Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL), de nouvelles réunions publiques sont organisées par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM)

Lundi 19 octobre - 19 h - Salle des fêtes - 33 rue du Pont de Chat - Le Croisic ;

Mardi 20 octobre - 19 h – Salle des floralies - La Baule-Escoublac ;

Mercredi 21 octobre - 18 h - Salle Cadou - Espace AGORA 1901- rue Albert de Mun - Saint-Nazaire.

A la suite une enquête publique se tiendra en février 2016.

Le futur règlement du PPRL rendra obligatoire des travaux vis-à-vis du risque de submersion marine pour les biens existants en zone submersible et limitera les constructions nouvelles dans les secteurs exposés aux risques.

Pour rappel, suite à une concertation organisée par les services de l’Etat, VPBN a adressé au printemps 2015 une contribution en vue de la rédaction de ce futur règlement sous forme d’une liste de recommandations en matière d’urbanisme et de constructions :

Urbanisme

Modifier la législation sur les permis de construire en zones à risques avec introduction d’une obligation d’avis positif du préfet

Prendre des mesures allant vers l’interdiction ou le déplacement des campings situés en zone à risques, en particulier pour les structures fixes (dites "mobil-home").

Rattacher les PPRL au SCOT (Schéma de COhérence Territoriale) dans la mesure où il amène des réflexions, voir des objectifs en matière d’urbanisme du littoral qui attire de plus en plus de population

Créer une agence territoriale de traitement des données et d’alerte sur les risques naturels pour coordonner l’information et la territorialiser

Ne pas systématiser le tout digue ou enrochements qui donnent un faux sentiment de sécurité, et n’encouragent pas à la culture du risque. En cas de présence de digues dans les zones construites : prévoir un système d’évacuation de l’eau.

Comme pour les digues, les enrochements n’assurent pas la garantie d’une protection totale. Sur des côtes sableuses sujettes au recul, ils résistent mal à la modification du trait de côte. Il est souhaitable de les bannir et de laisser les cordons dunaires jouer leur rôle dans un fonctionnement naturel du littoral.

Là où des enrochements ont été implantés sur un littoral en érosion, dans les zones à risques et déjà urbanisées, ces dispositifs ne permettront pas une protection dans la durée. C’est pourquoi, dans l’immédiat, leur réfection en vue de la sauvegarde du bâti doit s’accompagner d’une analyse de la dynamique du trait de côte et de réflexions à moyen et long terme sur les choix d’aménagements à privilégier.

Anticiper la montée des eaux par un retrait stratégique des zones constructibles dans les PLU ou intégrer une zone intermédiaire qui aurait alors une vocation naturelle et agricole extensive.
Introduire dans la législation sur les bâtiments agricoles une interdiction de transformation de ceux-ci en bâtiments d’habitation. Avec application de cette règle pour les sièges d’exploitation.

Refuser toute construction de digues pour ouvrir à l’urbanisation de nouveaux secteurs

Poser des repères visibles et adaptés à la dernière submersion pour entretenir la mémoire du risque

Rappeler la nécessité du maintien et du respect des textes d’intérêt général : la loi littoral et le décret plage

Accepter la dépoldérisation et rendre à la nature des zones que l’on ne maîtrise pas. Les zones humides ou les vasières améliorent en fait la solidarité territoriale

Accompagner les plans communaux de sauvegarde (PCS) et amener les élus à les faire vivre (réunions régulières d’information des populations vivant dans zones rouge ou orange, exercices d’alerte avec une évaluation, diffusions régulières de brochures dans les zones concernées précisant les modalités d’alerte, l’organisation des secours...) Ces PCS sont rarement testés pour mettre en évidence leurs manquements ou lacunes (exemple de l’employé municipal qui ne peut se rendre sur son lieu d’intervention)

Mettre en place une procédure d’évaluation de ce PPRL année par année.

Constructions

Insister sur la notion de pilotis dans les zones à risques qui répond à la nécessité de sécurité des habitants mais aussi évite l’imperméabilisation du sol dans ces zones à risques

Les terrains ne doivent pas être modelés de façon à pénaliser l’écoulement de l’eau

Choix des matériaux de construction qui doivent résister à la pression de l’eau

Ouverture de toit dans maisons à étages dans le cas où les ouvrants sont tous équipés par un système électrique généralisé

Surélever les prises, la surélévation des seuls compteurs ne suffit pas

Surélévation des appareils chauffage (chaudière / radiateurs)

Clôtures ajourées

L’emprise au sol de 50 % évoquée dans les zones orange est importante aux regards de certaines dispositions prises dans d’autres régions (exemple Le Loiret  : en présence d’aléas moyen, l’emprise au sol pour une construction type habitat est limitée à 20 %)

Solliciter la participation des professionnels et des associatifs dans le suivi et l’entretien des digues

Interdire, déplacer ou arrimer tout réservoir stockant substances polluantes (citernes, cuves..)