Vous êtes ici : Accueil > Nos dossiers > Énergies > Nucléaire > CapRadioactivité > Déchets miniers radioactifs en presqu’île guérandaise
Publié : 20 juillet 2016

Déchets miniers radioactifs en presqu’île guérandaise

Le collectif Cap Radioactivité, dont est membre fondateur l’association Vert Pays Blanc et Noir, a participé à la réunion initiée par les services préfectoraux le 29 juin 2016.

Etaient représentés à cette réunion, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), L’Agence Régionale de Santé (ARS), la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), AREVA, et des élus.

Des annonces allant dans le bons sens ont été faites. Cependant les délais annoncés ne sont pas admissibles et une profonde modification de la méthodologie actuellement employée par l’entreprise AREVA est attendue, suite aux dernières mesures relevées en presqu’île guérandaise (prise en compte d’une moyenne minimisant de fait des endroits très radioactifs, hauteur des prises de mesure...)

Des représentants du collectif Cap Radioactivité lors d’une prise de mesure de radioactivité, réalisée en juillet 2016

Communiqué de presse du 11 juillet 2016

Le collectif Cap Radioactivité, créé en 2014, est composé d’associations et de particuliers avec 3 objectifs : alerter le public sur la présence en presqu’île guérandaise, de stériles radioactifs issus d’anciennes mines d’uranium, acquérir un appareil de mesures de radioactivité et obtenir la mise en place d’un comité de suivi afin de gérer ce dossier dans la plus grande transparence.

A ce jour, les membres de Cap Radioactivité peuvent se réjouir du travail accompli. D’une part, le traitement des déchets issus de la mine d’uranium de Piriac est maintenant sur la place publique, d’autre part, grâce aux subventions accordées par des collectivités et des élus, le collectif est actuellement en possession d’un appareil DG5 permettant de réaliser une campagne de prises de mesures à partir de cet été.
Enfin, suite à une réunion initiée par l’Etat le 29 juin 2016 à Saint-Nazaire, a été annoncé un processus régulier de concertation, d’échanges et de discussions sur les mesures observées et l’assainissement des sites.

Cependant lors de cette réunion, où étaient détaillées les mesures prises à Guérande mais aussi à Piriac, par la CRIIRAD et Cap Radioactivité à des niveaux alarmants, la société AREVA a annoncé la réalisation d’un nettoyage des zones les plus radioactives mais seulement en fin d’année 2016, voire début 2017. Ce délai est inadmissible dans la mesure où l’entreprise connaissait dès 2012 ces niveaux de radioactivité.

Par ailleurs, les mesures réalisées par la CRIIRAD en mai 2016, sur un chemin de la commune de Guérande ont révélé un taux de radiation au contact des remblais plus de 1000 fois supérieur à la normale. Or la fiche d’évaluation élaborée par AREVA concluait qu’il n’était pas nécessaire d’intervenir. Ceci est lié à la mise en œuvre par AREVA d’une méthodologie inadaptée qui sous-estime les risques pour le public. Les lacunes de cette méthodologie sont dénoncées depuis plusieurs années par le Collectif national Mine Uranium (CMU). Le Collectif Cap Radioactivité va appuyer la mobilisation tant sur les plans local et régional que sur le plan national à travers les démarches entreprises par le CMU auprès du Ministère de l’Environnement pour faire évoluer les textes .

Pour en savoir plus : Mesures réalisées par la CRIIRAD à Guérande en mai 2016

https://www.youtube.com/watch?v=bzodYG4tKaE

Actions du Collectif Mines d’Uranium :
http://www.criirad.org/collectif-mines/sommaire.html