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Publié : 22 avril

Une projection du film « Le couvercle du soleil"

Une projection du film « Le couvercle du soleil » est organisée : au cinéma Atlantic de La Turballe, le mardi 24 avril 2018, à 18h30.

Cette projection suivie d’un débat se fera en présence de Kolin Kobayashi et de représentants du collectif Cap Radioactivité, dont Vert Pays Blanc et Noir est un des membres fondateurs.

Kobin Kobayashi

Kolin Kobayashi a organisé récemment la venue en France de l’ancien premier ministre japonais, de Strasbourg à Flamanville en passant par Paris.

Journaliste indépendant, il préside l’association Echo-Echanges France Japon. Fondée en 1996, l’association Echo-Echanges ONG France-Japon s’efforce de développer les échanges et les réflexions entre des ONG et des citoyens de ces deux pays sur des thèmes tels que les droits de l’homme, l’écologie, la discrimination, l’histoire et la mémoire. Depuis 2000, elle organise, dans ce cadre, la projection des films documentaires sur ces thèmes. Cette association est distributeur du film.

Le couvercle du soleil

Fukushima, 11 mars 2011. Comment ne pas se souvenir de ce jour fatidique ?

Que se passa-t-il vraiment au sein du gouvernement quand le 11 mars 2011 le Japon connut le jour le plus dangereux de son histoire ?

C’est ce que « Le couvercle du soleil » raconte sous forme d’une fiction journalistique mettant en scène sous leur vrai nom les acteurs politiques du moment.

Ce film relate les 5 premiers jours après l’accident nucléaire avec comme héros l’ancien premier ministre japonais, Naoto Kan.

Entretien

Lors d’une rencontre avec la presse, Kolin Kobayashi a eu l’occasion de revenir sur les conséquences des événements survenus à Fukushima observées lors de son voyage sur place un an après :

"A proximité de Fukushima, la ville de Tomioka demeure une zone interdite. Tout est détruit et est resté au même stade qu’après le tremblement de terre suivi du tsunami, c’est une ville en friche et inhabitable. Seule une personne âgée avait décidé d’y rester pour s’occuper des animaux. Si les deux tiers de la zone à proximité sont ouverts depuis l’an dernier, les gens ne veulent pas y revenir. En réalité, moins de 10% sont revenus, essentiellement des personnes âgées voulant mourir chez elles.

Plus de 100 000 personnes ont été déplacées d’office et logées dans des préfabriqués insupportables à vivre. Les familles sont nucléarisées alors qu’elles vivaient parfois à 3 générations dans la même maison selon la culture rurale japonaise.
Mais Tepco et le gouvernement ne veulent plus payer les subventions jusqu’ici versées à hauteur de 800€ par mois par personne.

L’Organisation Mondiale de la Santé et tous les gouvernements privilégient l’économie face à la santé sous la pression de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique. Aucune étude n’a été menée sur les conséquences sanitaires. Pour rappel à Tchernobyl seulement 50 morts ont été officiellement déclarés alors que ...

Le nucléaire civil et militaire sont étroitement liés : le civil produit le plutonium pour le militaire.
L’ABCC (Atomic Bomb Casualty Commission) organisation américaine a étudié les survivants d’Hiroshima et Nagasaki entre 1945 et 1952 dans un rayon de 2 km sans les soigner, les considérant ainsi comme de véritables cobayes de la science et de la médecine nucléaire naissante.

Actuellement, le seuil internationalement accepté de radioactivité pour la santé publique est 1 mSv/an. Pourtant, le seuil a été augmenté jusqu’à 20 mSv pour la population de Fukushima sans justification. En réalité ce seuil de 1 mSv/an est un compromis entre intérêt sanitaire et économique, surtout économique."

Kolin Kobayashi entouré du directeur du cinéma Atlantic et de représentants du collectif Cap Radioactivité

Revue de presse

Echo de la presqu’île du 20 avril 2018 et Ouest-France du 21 avril 2018
Ouest France du 23 avril 2018

Une petite délégation d’une douzaine de mères de famille japonaises est venu témoigner en Europe de la catastrophe nucléaire de Fukushima. A l’ONU à Genève, à Grenoble, à Lyon et à Valence. A écouter .
( Mars 2018 - Nathalie Rodrigues de France Bleu Drôme-Ardèche)