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Publié : 18 août 2013

Rallye automobile

Communiqué de presse du 23 juin 2009

Parmi les clichés d’image vieillotte et chic qui font encore rêver une partie de la population bauloise, il y a l’automobile de luxe, les moteurs puissants des voitures de course, les sons assourdissants émis par ces véhicules, les « concours d’élégance », et autres images d’un passé révolu à l’heure de la crise économique, énergétique, et écologique.

Il ne peut être question, bien entendu, d’empêcher qui que ce soit de rêver devant des cartes postales jaunies, ou d’organiser des manifestations touristiques remémorant ce qui fut, pour une catégorie de population, la « belle époque ».

Mais la population de la Presqu’île n’est pas constituée que de personnes fortunées et oisives vivant aussi bien la nuit que le jour. Un rallye que ses organisateurs veulent festif peut être considéré comme une insulte par les personnes qui souffrent de la crise.

Et il ne peut qu’être considéré comme une agression par les riverains des chemins de certains villages mis dans l’impossibilité de sortir de chez eux pendant la traversée de nuit par des véhicules pétaradant à des heures ou une partie de la population se repose.

L’association Vert Pays Blanc et Noir considère que ce rallye, au moins pour ce qui concerne son parcours de nuit et dans les zones habitées, génère des pollutions, en particulier sonores, des nuisances préjudiciables aux habitants, au cadre de vie, et d’une manière générale à la qualité de la vie.

Nous demandons aux maires des communes traversées d’assurer la sécurité des habitants par une limitation de la vitesse à 30 km/h et un encadrement strict sur les parcours habités, la libre circulation des personnes par la mise en place de passages sécurisés pour les piétons et vélos, la limitation des émissions de la pollution sonore en-dessous du seuil de gène pour la tranquilité (60 db).

La transformation écologique de notre monde est préconisée depuis plusieurs années par le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). Au lendemain d’une élection où de nombreuses voix ont exprimé la volonté d’une réelle rupture, l’association Vert Pays Blanc et Noir se doit de remettre en cause ce genre de manifestation dans le futur.

Ouest-France juin 2009