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Publié : 9 septembre 2013

Stratégie d’adaptation au changement climatique

En avril 2013 était publié par les services de l’État un document de réflexions sur la stratégie d’adaptation au changement climatique dans le Grand Ouest.

Extrait :

L’élévation du niveau de la mer, associée à une augmentation des précipitations hivernales et des épisodes de fortes précipitations, devrait se traduire par une aggravation des risques littoraux d’érosion et de submersion marine. L’exposition future du territoire dépendra de l’ampleur de la hausse du niveau marin et de l’évolution du régime des tempêtes, sur laquelle pèsent encore de nombreuses incertitudes, avec un risque de rupture (effet de seuil).

Les côtes basses sont les plus exposés et présentent une vulnérabilité d’autant plus forte lorsqu’elles concentrent des enjeux humains, socio-économiques et environnementaux. C’est le cas notamment de l’estuaire de la Loire (infrastructures portuaires, littoral urbanisé du Croisic à Donges, etc.), du Golfe du Morbihan et du fond urbanisé des rias, de la Baie du Mont St Michel et des marais Vendéens.

L’essentiel de la vulnérabilité future de ces territoires dépendra de l’évolution de l’aménagement de l’espace littoral et en particulier de la gestion d’une mobilité accrue du trait de côte. La forte pression foncière actuelle laisse présager une poursuite de l’urbanisation, en dépit de l’élaboration d’outils de planification destinés à l’encadrer en tenant compte des risques (SCOT, PLU, PPR littoraux, etc.).

Cette urbanisation se traduit par une imperméabilisation des sols, rendant le littoral d’autant plus sensible aux risques de submersions marines et d’inondation par ruissellement et accumulation des eaux de pluies...

...La sécurité civile constitue l’une des missions régaliennes de l’Etat. Face à l’aggravation des risques climatiques et devant l’impossibilité de repenser et réorganiser rapidement l’aménagement des territoires littoraux, l’objectif à court terme est donc de protéger les populations et de garantir la protection des infrastructures et équipements stratégiques (énergie, eau, transports, télécommunications, etc.) en situation de crise.

Une telle politique pose la question des critères permettant de distinguer les enjeux méritant d’être défendus des autres. Face à une aggravation des risques côtiers d’érosion et de submersion marine, cela pourrait conduire à une augmentation des tensions entre les acteurs des territoires littoraux
(habitants à l’année, professionnels du tourisme, propriétaires de résidences secondaires, etc.).

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